Polluer pour protester : made in USA

 

Alors que l’on pensait avoir tout vu, alors que l’on s’imaginait naïvement que chaque citoyen de cette planète était conscient de l’importance de la préserver, un article du journal Le Point a attiré l’attention de nos équipes.
Il s’intitulait « Le nouveau sport américain à la mode : polluer » …

Retour sur cette actualité insolite inquiétante !

Pas de pneu vert

En effet, pas de pneu vert pour ces Rollin’Coal qui circulent particulièrement en Idaho et en Arizona. Alors que le sujet de leur protestation pourrait « peut-être » trouver légitimité, leurs actions elles, sont impardonnables.

L’idée est de contester les mesures visant à protéger l’environnement prises par le gouvernement d’Obama. Ce dernier cherchant à diminuer les émissions de gaz carboniques a fait voter des lois bien mal digérées par certains, jugeant opportun de manifester leur mécontentement en polluant de manière voulue et provocante.

Ces véhicules (pour la plupart des pick-up) diesel sont modifiés (sachant que cela peut coûter jusqu’à 5000 dollars US) de façon à émettre d’immenses nuages de fumée noire.

Le mouvement n’est toutefois pas nouveau. Il existe même des show, des compétitions de Rollin’Coal …

pollueur compet

Pollueur de compétition

Aujourd’hui détournée à des fins de contestation, cette ‘activité’ est considérée par certains comme un « sport automobile », comme un outil de communication, on veut narguer les lois et ses représentants, des dérives anti-Prius ont même déjà eu lieu … le tout sans aucun scrupule pour les dégâts environnementaux provoqués.

Et l’on s’expose sans vergogne sur les médias sociaux, Tumblr, Facebook et YouTube regorgent de photos, d’articles, de posts créant un engouement pour le moins malsain autour de ces pollueurs volontaires qui à eux seuls ruinent les efforts de milliers d’automobilistes désireux de réduire leur impact sur l’environnement.

Le mot de la fin, nous le laisserons à Erik L., propriétaire d’une entreprise qui modifie des moteurs diesel de la sorte :

« Je pense qu’on pousse le débat trop loin. 

Au final, ici c’est l’Amérique, un pays où l’on est libre comme nulle part ailleurs. Notre planète, notre pays, a de bien plus graves problèmes que quelques camions crachant de la fumée ».

Sans commentaire …